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13/06/2012

05-06-2012 De la carrière policière à la carrière littéraire

Le 5 Juin, Femmes 3000 Bourgogne a reçu au Restaurant OLIO & FARINA,Danielle THIERY,une des premières femmes commissaire divisionnaire de France aujourd’hui auteur de romans et de documentaires policiers.

Avec verve et entrain , Danielle THIERY, nous a relaté son parcours, illustrant le thème choisi :

        « Itinéraire d’une bourguignonne : De la carrière policière à la carrière littéraire »

20120605presidenteauteur.jpgDanielle THIERY est née en Bourgogne, dans un petit village de Côte d’Or dans une famille d’agriculteurs. Son père est entré dans la Police en 1945 et est, avec Marcel Avril, à l’origine de la première méthode de self-défense à l’usage des policiers (étudiée à l’école de Beaujon puis à Saint-Cyr…)

Ecole primaire à Plombières, puis secondaire à Dijon, lycée de « jeunes filles » Marcelle Pardé, elle obtient son Bac Philo, puis choisit le droit et conduit en même temps une formation d’éducatrice spécialisée pour financer ses études. Elle travaille dans plusieurs établissements pour enfants en difficulté ou pré-délinquants (on disait ça à cette époque). Puis Mai 1968 éclate et vient tout chambouler .C’est l’arrivée à PARIS. Début 1969, mariage précipité  un enfant s’annonce,Un avis de concours tombe sous les yeux de son père : la police recrute des femmes, officiers de police adjoints ! Intéressée elle s’inscrit. Il y a quinze postes pour les femmes sur les 500 du concours ! 4 femmes pour une vingtaine de collègues… C’est la révolution dans les rangs des brigades centrales de la Sûreté urbaine de Lyon  !

Très vite lui sont proposées des « missions » d’infiltration pour les stups et les mœurs. Les résultats sont concluants et c’est l’intégration à  la brigade des stupéfiants (toujours en SU) en novembre 1970.

Après cinq ans d’exercice, en 1973 elle est nommée chef à  25 ans…En 1975 ,après concours, elle obtient le poste d’Inspecteur principal  puis en 1976 réussit le concours de Commissaire. Une formation , un stage et un enfant plus tard ,sortie de l’école et choix de la PAF, après avoir perdu 30 places à cause de sa grossesse…Ce choix  qu’elle ne  regrettera pas la conduira de l’Aéroport Saint Exupéry (lyon) à la SNCF pour gérer les questions de sécurité et lutte contre le de terrorisme dans l’aérien et le ferroviaire.

 En 1992 élue au Syndicat des Commissaires elle devient secrétaire général adjoint.

EN 1994, l’équipe de Christian Blanc lui demande de venir travailler au sein de leur entreprise pour "relooker" et diriger le service de sûreté. Ce pourrait être un départ sans retour et elle hésite. Finalement elle intègre la compagnie en pleine crise, avec le détournement de L’Airbus à ALGER. En 1998 c’est le départ d’Air France après bien des aventures. En l’absence de propositions intéressantes elle reste dans son statut de « déporté », cette fois mise à disposition de France Telecom.  En 2004 elle rejoint la Poste. Cette fois en disponibilité.

Fin de carrière en janvier 2008 après 38 ans de vie policière ou presque…

20120605daniellethiery.jpgEn parallèle à sa fonction professionnelle intense , le désir d’écriture s’est installé dans sa vie dès 1990. C’est dans les romans policiers et les documentaires qu’elle retrace les réalités de son métier. Quand Danielle THIERY prend la tête de la brigade des trains elle savoure la coîncidence, son arrirère- grand mère, enfant trouvée  à la Gare de DIJON (d’où son nom) lui donne l’envie d’enquêter sur son aîeule. Ce sera son premier roman « La petite fille de Marie Gare »  qui lui apportera la récompense avec le Prix Bourgogne en 1997 puis suivront le Prix Polar  et le Prix Charles Exbrayat en 1998 pour « Mises à Mort ». Avec la série « Quai n°1 » elle découvrira le monde télévisuel. Une douzaine de romans , des récits et de nombreuses activités autour de l’écriture lui permettent de poursuivre la voie qu’elle s’était choisie et qu’elle n’a jamais regrettée.

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